Ramsay Santé
Hôpital privé La Louvière

Traitement au laser : l’avenir de la chirurgie prostatique ?

Article le

L’hypertrophie de la prostate se caractérise par l’augmentation du volume de la partie centrale de la prostate et qui correspond à une tumeur bénigne appelée adénome.

Cette maladie, qui touche plus de 50 % des hommes de plus de 60 ans, entraîne des troubles urinaires dus à la compression de l’urètre. L’énucléation [1] au laser, de plus en plus utilisée en urologie, permet d’extraire l’adénome avec une analyse anatomo-pathologique du tissu.

À l’Hôpital privé La Louvière de Lille, le laser HoLEP (pour « Holmium Laser Enucleation of the Prostate ») a fait son apparition en janvier 2020. Cette technique d’énucléation prostatique permet de traiter tous les volumes d’adénome sans avoir recours à une incision et en diminuant le risque hémorragique. Après introduction d’un endoscope [2] dans le canal de l’urètre [3], l’adénome est séparé du reste de la prostate par énucléation grâce à une fibre laser Holmium puis extrait de la vessie par morcellation.

 

Une technologie « sur-mesure »

« Cette technique est innovante car elle permet de traiter tous les volumes de prostate, et ce, par voie naturelle : le laser est introduit dans l’endoscope par le canal opérateur, contrairement aux chirurgies classiques qui impliquaient parfois d’ouvrir la paroi abdominale et la vessie pour traiter les plus gros volumes d’adénome prostatique », explique Dr Jérôme Rizk, urologue à l’hôpital.

Cette technique s’inscrit dans une approche mini-invasive [4] innovante avec plusieurs avantages comme la réduction du risque de saignements et de douleurs, raccourcissement de la durée d’hospitalisation et de sondage vésicale.

Le laser HoLEP est une innovation qui se diffuse de manière croissante dans les équipes urologiques. « Les patients sortent de l’hôpital le lendemain de l’intervention, parfois même dans les heures qui suivent dans le cadre d’une prise en charge ambulatoire [5], précise le docteur Rizk. Un traitement moins lourd, que ce soit en matière d’anesthésie ou d’acte chirurgical.

 

Et après ?

Le débit urinaire s’améliore considérablement dans les heures qui suivent l’intervention. Des impériosités [6] et des réveils nocturnes peuvent encore persister un certain temps « mais ceux-ci disparaissent en général au bout de 3 à 6 mois ou bien diminuent considérablement », précise le docteur.

De plus, cette technique a fait ses preuves sur le long terme : « L’énucléation au laser Holmium (HoLEP) permet d’améliorer considérablement la qualité de vie des patients opérés avec des résultats pérennes à plus de 10 ans dans des études scientifiques de haut niveau de preuve. Avec les méthodes endoscopiques plus anciennes, un certain nombre de patients devaient être de nouveau traités dans les années qui suivaient la première opération en raison d’une repousse adénomateuse ».

Une prise en charge à la pointe de la technologie, qui offre un traitement personnalisé et sur mesure à chaque patient.


[1] L’adénome est repoussé dans la vessie et fragmenté.

[2] Tube équipé d’une lampe et d’une petite caméra.

[3] Canal de sortie de la vessie.

[4] Qui limite le traumatisme opératoire.

[5] Prise en charge médicale permettant une réduction du temps d’hospitalisation, avec un retour du patient à son domicile le jour même.

[6] Envie irrésistible d’uriner.

Article précédent

Nos engagements patients

Les hôpitaux privés et cliniques du groupe Ramsay Santé s'engagent.

Article suivant

Information coronavirus Covid-19

Informations sur l'épidémie de coronavirus Covid-19.